Daumazan-sur-Arize

Écrit par G. Pradalié    13-07-2012

Daumazan est un village double, né d’une église Saint-Sernin, dont le plan régulier remonte à l’époque des bastides.

Le Daumazan était vers l’an Mil une division administrative (ministerium) qui s’étendait au nord jusqu’à Sainte-Suzanne (dans la vallée de la Lèze), Canens et Bax.

L’examen du plan cadastral suggère que le village de Daumazan pourrait s’être formé en deux temps, avec un premier habitat dans l’enclos de l’église Saint-Sernin. Voir plan du village ci-après (A).

L’église est un édifice roman du milieu du XIIe siècle (consécration en 1156 ?). Elle a alors non seulement une abside et deux absidioles semi-circulaires, mais aussi trois nefs. Vers 1500, l’ensemble est surélevé, et les trois nefs, démolies car sans doute en mauvais état, sont remplacées par une nef unique. Un clocher est construit à l’ouest.

Le chevet : l’abside et les deux absidioles.

Le martyre de saint Sernin. Mur du transept sud.

Inscription du porche.

On lit en bas à droite : M°C°L°V°I (1156),

date possible de la consécration de l’église.

Fenêtre d’axe du chevet.

Le clocher et sa tourelle d’escalier.

Chapiteau de la nef romane disparue.

A ce premier village groupé autour de son église se juxtapose, dans les années 1240, une « ville neuve » dont le plan géométrique n’est pas sans annoncer celui de Montbrun (B). En 1249, Roger comte de Foix lui octroie une charte, malheureusement perdue, et un consulat. Au XIVe siècle Daumazan appartient aux Foix-Rabat seigneurs de Fornex.

Plan du  village :
A, l’enclos de Saint-Sernin

B, la « ville neuve »
1, porte
2, pont disparu

 

 

On ne sait à quelle époque le roi de France en devient coseigneur. Il l’est en tout cas aux XVIIe-XVIIIe siècles, avec d’autres, les Roquefort, les Sers, etc. Daumazan est alors une place forte dont le plan garde la trace de deux fortifications successives. En 1672, elle est encore défendue par des murailles, trois tours d’angle et des fossés. Ce qui explique sans doute que, fidèle au catholicisme, la ville n’ait jamais été conquise par les protestants.

De son passé, Daumazan garde peu de vestiges sauf l’église. Les fortifications ont été détruites. Le pont qui traversait l’Arize en amont du pont actuel a disparu. Il reste des couverts (les Capérades) et une curieuse halle du XIXe siècle.

Les Capérades.

La halle.

Côté sud du village et ruisseau de Montbrun.

 

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