La Bastide-de-Besplas

Écrit par A. Mialhe et G.Pradalié    18-04-2011

La Bastide-de-Besplas est une petite bastide des bords de l’Arize.

La Bastide a été fondée au milieu du XIIIe siècle, en paréage, par le comte de Foix et par un membre d’une obscure famille seigneuriale de Saint-Victor (Montesquieu ?). Plus tard et jusqu’à la Révolution elle dépend de deux coseigneurs : le marquis de Foix-Rabat (de la famille des comtes de Foix) dont le grand château s’élève à Fornex, à 2 km à l’ouest, et le roi.

La Bastide est construite sur un site inondable en bordure de l’Arize, rive gauche. Son histoire est jalonnée de colères de la rivière, les plus connues étant celles de 1727 et de 1875. Cette dernière la détruit presque complètement et lui vaut la visite exceptionnelle d’un Président de la République, Mac Mahon.

Niveau de la crue de 1875,

porte de la chapelle Notre-Dame

C’est jusqu’ici que l’eau est montée le 23 juin 1875.

Scènes de la crue de 1727, retable de la chapelle Notre-Dame

 

 

 

 

 

L’examen du cadastre montre qu’à l’origine le village devait être plus étendu, notamment à l’est et au sud (faubourg de la Tuilerie). Son plan rappelle celui des bastides, mais le quadrillage des rues présente des irrégularités. En réalité, sa structure actuelle date du XIVe siècle, époque de baisse de la population (la Peste noire) et d’insécurité (la guerre de Cent Ans). Sa surface est alors réduite, d’où l’étroitesse de certaines rues et de la place devant l’église, et il s’entoure de fortifications (en terre), avec portes et fossés dont il ne reste rien, sauf les esplanades plantées d’arbres.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’église Saint-André, souvent restaurée, est un édifice rectangulaire à nef unique. Sur sa façade, deux tours carrées débordantes encadrent un clocher-mur (XVIe siècle ?). De son riche mobilier se détachent un Christ en croix du XVe siècle et des peintures contemporaines, œuvres d’artistes toulousains, commandées par l’étonnant abbé Casy Rivière curé de La Bastide (+1987).

 

 

Façade de l’église

 

 

 

 

 

 

 

 

Christ XVe siècle

Christ en majesté

et symboles des apôtres

Baptême du Christ

 

 

 

L’existence de Notre-Dame-du-pont remonte au moins à 1663. En partie dévastée par l’inondation de 1727, la chapelle est restaurée l’année suivante. La partie supérieure de son retable baroque, avec ses colonnes torsadées ornées de pampres, est antérieure à la catastrophe ; sa partie inférieure date de la restauration de l’édifice, tout comme le magnifique plafond à caissons peint, comparable à celui de Saint-Pé d’Arès (Fabas, 31).

 

Plaque commémorative de la crue de 1727 et de la restauration de la chapelle

« Ce temple sacré avait été construit en 1663.
En partie détruit par l’inondation du 12 septembre 1727, il a été réédifié fin 1728. »

 

 

 

 

 

Retable XVIIe et XVIIIe siècles

Mady de la Giraudière :

Vierge farouche (en ciment !)

 

Retable: sainte Marie- Madeleine (XVIIe siècle)

Plafond à caissons peint XVIIIe siècle (détail)

 

 

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