Le Mas d’Azil avant l’Histoire

Écrit par Guylaine Baron et Alain Pinos    15-11-2007

Le Mas d’Azil est un haut lieu de la Préhistoire.

Depuis la préhistoire, la grotte du Mas d’Azil, traversée par l’Arize, a subi de nombreuses transformations et agressions. Sans doute fortifiée au Moyen Age, elle a servi au XVIIe siècle de refuge aux protestants, en représailles de quoi la salle dite du Temple a été en partie détruite. En 1857 puis en 1875, la nécessité de remblayer latéralement le lit supérieur de la rivière pour construire une route a entraîné la récupération d’un énorme volume de matériaux dans certaines galeries, et donc des destructions inestimables. Puis sont venus les archéologues avec les moyens et le savoir-faire de leur temps : Piette, Breuil, Mandement  et Péquart. Les fouilles sont arrêtées depuis une cinquantaine d’années.

Entrée sud de la grotte

Les galeries de la rive droite étaient à l’origine en grande partie obstruées par des coulées sédimentaires descendues de la surface par les larges fissures de la roche, et qui contenaient de nombreux restes d’animaux : mammouth, rhinocéros, ours, etc.

Galerie des silex

Pour ce qui est de l’occupation humaine dans les galeries basses, c’est la fouille de la Galerie des silex par Péquart (entre 1936 et 1944) qui a donné les meilleurs résultats.
On a aussi fouillé à l’entrée sud de la grotte sur la terrasse de la rive gauche.

 

Le terme « azilien » a été inventé en 1889 par l’archéologue Piette pour définir une période consécutive au Magdalénien et qui s’étend en gros de -11000 à – 8500. Période de réchauffement climatique après la dernière glaciation et donc de changements dans la flore et la faune : par ex.  le cerf et le sanglier remplacent alors le renne. D’où aussi une évolution du genre de vie – les hommes cessent de nomadiser et se sédentarisent – et de l’outillage : le propulseur magdalénien laisse place à l’arc.


Nucleus de silex provenant de Dordogne

Harpons magdaléniens

Tête de cheval hennissant

Une partie du matériel archéologique recueilli est allé enrichir les collections du Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye. Mais on peut voir au Mas, dans les vitrines d’exposition de la grotte ou dans celles du musée, de très belles pièces, parfois simples moulages, comme le cheval hennissant ou le faon aux oiseaux (propulseurs).

Après la période azilienne, l’occupation humaine s’est poursuivie à l’âge des métaux. En témoignent un ensemble de dolmens sur les hauteurs qui entourent le Mas, dont le dolmen du Cap del pouech.

Dolmen du Cap del pouech 

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